Le Suzuki Vitara

Premier SUV moderne... mais vrai 4x4 !

Le Vitara est l’un des modèles les plus emblématiques de la marque Suzuki.

Depuis 1988, le Vitara d’origine n’avait que peu évolué.

Au fil du temps, des modifications légères sont apparus à l’occasion d’un léger restylage à la moitié des années 90, comme le bouclier avant, les motorisations utilisées avec l'apparition chez nous d'un moteur diesel, quelques éléments de la planche de bord et surtout la capote du Vitara sur la version cabriolet, qui est en deux parties sur la première génération baptisée Mk1, de 1988 à 1994, et dont uniquement la fenêtre arrière se retire. Le Suzuki Vitara Mk2 adopte une capote en quatre parties, qui permet de retirer aussi les vitres latéraleles. Cette version de bâche sera tous les Vitara vendus entre 1995 et 2006.

Ainsi le Vitara a continué sa carrière tranquillement, avec des ventes honorables durant 26 ans de carrière, un temps extrêmement long dans l’automobile !

 

Mais il faut dire que le Suzuki Vitara, même s’il a profité d’un effet de mode au début de sa carrière est resté intemporel, une sorte de classique du genre, difficilement démodable. Même aujourd’hui, il reste un véhicule qu’on a plaisir à voir et encore plus à conduire. Et de genre justement il en est question, car Suzuki a lancé avec le Vitara les bases du SUV moderne. 

Même s’il s’agit d’un authentique tout terrain avec boite de transfert parfaitement adéquat pour le franchissement, il a plu à une population plutôt urbaine et souvent chic, notamment à partir des versions diesel qui ont accélérer les ventes. La sociologie des acheteurs pour le Vitara a étonnement été toujours variée, pour ne pas dire dissemblable. Apprécié à la campagne car pouvant passer partout, il est souvent adopté par les chasseurs, qui le trouvent pratique. A la montagne, il remplace l’inconfortable Fiat Panda 4x4 et permet de rouler sous la neige sans problème. En bord de mer, sa version cabriolet plait énormément et fait tourner les têtes surtout quand la capote est débâchée ! Et dans les grandes villes, il devient rapidement un véhicule à la mode : C’est ainsi le premier 4x4 à investir les centres-villes. Il ouvrira la voie au Toyota Rav-4 et aux SUV qui suivront bientôt les deux décennies suivantes.

Mais qu’est ce qui a bien pu plaire autant dans ce véhicule ? Le look d’abord, unique en son genre et qui se démarque énormément des productions des années 80 et 90. Jusqu’à maintenant, 4x4 rimait avec gabarit encombrant et très typé tout terrain (Range Rover, Cherokee, Toyota Land Cruiser, Mitsubishi Pajero…). Avec le Vitara, on a un véhicule moins volumineux et qui adopte un design bien moins agressif, un peu plus rond, moins massif. Un style unique alors, sorte de Jeep plus civilisée, qui grimpe à la fois aux arbres mais dont la polyvalence permet d’être utilisé en ville, et tout cela avec un look unique.

 

Devant le succès mondial (En Europe comme aux USA, où le Vitara arrache des parts de marché au Jeep Wrangler), la réponse des autres constructeurs se fera étonnement attendre. Devant l’engouement du public pour cette voiture taillée pour les loisirs et dont la version cabriolet remporte les suffrages, ce type de 4x4 plaisir va se démocratiser à la fin des années 90, avant de disparaitre complètement au milieu des années 2000. Ainsi verra-t-on arriver le Toyota Rav-4 (baptisé « Fun cruiser ») qui aura droit à sa capote en toile en 1998, puis le Kia Sportage (la version cabriolet se nommera alors « cutback ») ou encore le Ssangyong Korando ou le Land Rover Freelander. Ces concurrents se battront alors avec le Vitara, qui a déjà une dizaine d’année et avec son grand frère,  le Grand Vitara, nouveau modèle made in Suzuki qui viendra en renfort à partir de 1998. Suzuki demeurera sans conteste le spécialiste du genre. Ses concurrents abandonneront tous l’aspect 4x4 sympathique (et leur version décapotable) pour se muer en SUV sans saveur. Le Vitara leur survivra tous, jusqu’en 2006 et jettera l’éponge après 28 ans de bons et loyaux services… Avant de renaitre en 2015 sous une forme plus consensuelle.

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